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Blog de arnaudannecharlotte :

Mission Fidesco à Lodja au Congo (RDC)

Le 30 septembre 2009 à 12h36
Arrivée en RDC: 5 jours à Kinshasa


Par Arnaud.
Ce jour attendu et longuement préparé depuis près d’une année entière est enfin arrivé. Nous allons bientôt atterrir à Kinshasa après une escale d’une heure dans la capitale du pays voisin le Congo-Brazzaville, à sept minutes de vols de notre destination ! Quelques minutes avant de fouler le sol de la capitale de la République Démocratique du Congo, je glisse à mi-mots à Anne-Charlotte que je suis vraiment loin de réaliser que nous allons vivre dans ce pays pendant deux ans… ! Ce concept me parait encore très flou dans mon esprit.
L’avion atterrit. Commence alors une longue attente aux services de la DGM (Direction Générale de la Migration). Puis, la porte s’ouvre. Nous découvrons enfin la tête de l’abbé Antoine que nous avons eu plusieurs fois au téléphone ou par Skype. C’est notre référent au Congo. Il est depuis peu le Directeur de la Caritas de Tshumbe où nous allons travailler. Juliette, témoin d’Anne-Charlotte à notre mariage, en fin de mission chez Médecins Sans Frontières, est là aussi pour nous attendre. C’est une grande joie de nous retrouver ici.
Je n’ai jamais vu une cohue aussi invraisemblable dans un aéroport. Après avoir récupérés difficilement nos bagages, nous assistons à une altercation dégénérant entre plusieurs personnes, que la police a du mal à contenir. Les bagages s’arrachent de main en main… Nous regagnons la jeep d’Antoine ou nous réussissons miraculeusement à y entasser nos 105 kg de bagages !

Notre premier déjeuner se fait chez la mère de l’abbé Antoine Kitandja Lokavu, en compagnie de Juliette. Premiers contacts avec le Congo et les Congolais. Nous sommes un peu sur notre petit nuage. Tout nous parait extraordinaire et déjà on se réjouit pour notre mission.

Déjeuner chez la maman de l'abbé Antoine, après notre arrivée à l'aéroport
Déjeuner chez la maman de l'abbé Antoine avec Juliette, après notre arrivée à l'aéroport
 
Antoine nous conduit ensuite à la résidence des prêtres du diocèse de Tshumbe. Cette résidence accueille tous les prêtres du diocèse de Tshumbe (diocèse auquel est rattachée Lodja) de passage à Kinshasa pour leurs soins ou autres démarches qui nécessitent pour eux d’être à la capitale. C’est ici que nous dormirons et prendrons nos repas pendant une semaine avant de gagner notre terre d’accueil : Lodja, dans le diocèse de Tshumbe, ville située dans la province du Sankuru, région du Kasaï oriental… !
Nous prenons donc nos quartiers dans la seule chambre de la résidence qui contient un lit matrimonial ! L’eau et l’électricité, en dépit des installations pourtant bien présentes, sont sporadiques. Les coupures sont liées à la taille incroyable de la ville, les infrastructures étant bien trop insuffisantes pour livrer tout le monde 24h/24h.
Nous découvrons donc le soir la douche à la lampe frontale avec un seau d’eau plongé dans les futs de réserve (indispensable pour prévenir les coupures de longue durée !). Plutôt atypique.
… Nous voici déjà dans le bain !

Cette semaine de sensibilisation à notre nouveau pays va surtout se résumer aux multiples démarches administratives que nous allons devoir effectuer pour nous rendre à Lodja. Nous sillonnons la ville en 4x4 (inutile de songer à un autre type de véhicule pour se déplacer compte tenu de l’état des rues …), dans les embouteillages qui n’en finissent pas, au beau milieu de la pollution, des détritus, parcourant ainsi des kilomètres et des kilomètres pour nous rendre d’un bureau à un autre. C’est bien souvent pour entendre qu’il nous manque tel ou tel papier, que nous devons faire telle ou telle photocopie pour compléter notre dossier, ou encore que nous avons brûlé telle étape et qu’il nous manque l’autorisation de tel service pour qu’on nous délivre tel papier… bref, un véritable cauchemar urbain ! Tout cela se fait dans la sueur mais aussi avec le sourire. Antoine positive en permanence et nous fait beaucoup rire. Nos longs trajets de souvent plus d’une heure sont l’occasion de nous connaître.
Par un agréable concours de circonstances, nous serons également amenés à rencontrer notre grand chef, l’évêque de Tshumbe, Monseigneur Nicolas Djomo, président de la conférence épiscopale du Congo, en déplacement permanent dans le monde entier. Un grand personnage, avec qui nous pressentons déjà des échanges fructueux.
Parmi les divers rencontres que nous ferons, nous serons très touchés par l’accueil sans limites d’Alain et Nelly, à l’occasion d’un déjeuner gargantuesque chez eux. Couple de coopérants Fidesco congolais, ils vont servir en Côte d’Ivoire dans quelques jours pour une durée de 2 ans. Leur simple témoignage de vie suffit à nous émouvoir. Ce sont nos premiers amis du Congo…
 
Déjeuner festif avec Antoine chez Nelly et Alain (coopérants Fidesco envoyés en Côte d'Ivoire à partir du 28 sept 09)
 
Avec Alain et Nelly dans leur maison                            
Avec Monseigneur Djomo, évêque de notre Diocèse

Nous passerons des soirées très agréables entre la fête organisée à la résidence pour les 12 ans de sacerdoce de 9 prêtres du diocèse et nos dîners avec Antoine et Juliette. Puis déjà il faut penser au départ.
Nous avons profités de ces quelques jours avec Antoine pour acheter notre minimum vital pour Lodja. En effet, nous ne trouverons pas sur place de batteries, de câbles ou d’interrupteurs pour noter installation électrique, ou encore de vaisselle (casseroles, couverts, verres, etc) ou autre articles introuvables à Lodja comme des produits anti-insectes. Nous en profitons également pour nous procurer des denrées rares là bas, comme du papier toilette, du lait et de la confiture… C’est que nous partons en brousse ! Bien que nous allions nous installer dans une ville de 250000 habitants, il n’en reste pas moins qu’il n’y a qu’un seul avion par semaine qui fait la liaison avec la capitale. Ceci laisse présager le coût de la vie et le type de produit qu’on peut trouver sur place. Du coup, nous voici avec pas mal de kilos en plus qu’il faut envoyer à Lodja par avion cargo. Je ne m’épancherai pas sur le désordre quasi-total qui régnait à l’agence de fret. C’était simplement incroyable, le tout dans un quartier misérable de la ville.
 
Kinshasa - le quartier de l'agence de frêt

Réveillés en sursaut à 5 heures de matin (notre réveil n’a pas sonné), nous filons enregistrer nos bagages de soute à l’agence, puis direction l’aéroport.
 
Petit jéjeuner à 5h sur le capot de la voiture
 

Contenu modifié le 05 octobre 2009 à 16h42

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Le 06 septembre 2009 à 13h23
Derniers préparatifs de départ


ça y est, c'est fixé. Nous décollons le 12 septembre pour Kinshasa, puis 5 jours après pour Lodja.
Rentrés tardivement de vacances, les derniers préparatifs nous prennent beaucoup de temps : visas, procurations, détails techniques à régler pour notre arrivée, derniers "au-revoirs", sac à préparer, consultations de médecins, etc.
Partir 2 ans suscite un nombre incalculables de démarches à faire!
Les tas d'affaires à emporter s'entassent dangereusement. Il ne faut pas dépasser 40 kg par personne. Difficile quand on doit caser un panneau solaire, un convertisseur d'énergie, des lampes à led, à dynamo, à piles... des draps, des médicaments, etc. Car on ne trouvera rien sur place.

Nous venons de découvrir que nous pouvons recevoir du courrier. ça met environ un mois à venir jusqu'à nous, mais au moins on aura la chance d'avoir quelques lettres. Le courrier est envoyé à la Caritas de Kinshasa et redispatché dans les différentes Caritas du pays. Voici notre adresse :

Diocèse de Tshumbe
Caritas de Tshumbe
Arnaud et Anne-Charlotte de La Monneraye
BP1800 Kinshasa
République Démocratique du Congo


Contenu modifié le 01 octobre 2009 à 15h35

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Le 05 juin 2009 à 15h21
Détails et renseignements


- Nous devrons prendre un traitement anti-palu pendant 8 mois
- Prix de l’aller Kinshasa-Lodja : 250 dollars
- Nous recevrons la visite de nos correspondants pays de la Fidesco une fois par an.
- Anne-Charlotte aura tout le loisir de porter débardeurs ou autres tenues commodes en haut dans ces pays chauds, mais ce sera pantalon jusqu’aux pieds (pas de pantacourts !) car ses chevilles devront être couvertes en permanence, pour ne pas choquer !
- Le soleil se lève à 6h et se couche à 18h30 à peu près.

Notre journée à Caritas commencera à 9h jusqu'à 12h30. Ensuite, déjeuner à la maison + sieste et on reprend de 15h00 à 18h30. Après c’est fini.
Enfin ça c’est qui est écrit sur le papier, je pense que ça variera, mais voici le mode de vie à l’africaine.

Contenu modifié le 01 octobre 2009 à 15h37

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Le 05 juin 2009 à 15h21
Notre chez-nous


Nous logerons dans une maison individuelle, dans un quartier très habité et donc très bruyant :-)
Nous aurons la chance d’avoir une cuisinière qui nous fera découvrir les délices du pays et spécialités locales…
Bien sûr il n’y a pas ni gaz, ni électricité chez nous, mais nous aurons déjà le luxe de profiter de ces commodités à la Caritas qui dispose de son propre groupe électrogène.
Nous circulerons en motos ou en vélo dans Lodja ou en empruntant le véhicule de la Caritas pour visiter les projets plus lointains. La plupart de nos trajets (notamment pour aller de chez nous à Caritas) se feront à pieds.

Contenu modifié le 01 octobre 2009 à 15h39

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Le 05 juin 2009 à 15h20
La Caritas à Lodja et notre mission


Le directeur de la Caritas est un père passionniste (ordre polonais) en poste depuis 12 ans à Lodja. Etant un peu vieux, il désire se retirer et revenir plus tard à Lodja en tant que pasteur. Arnaud occupera ses fonctions, avec l'abbé Antoine qui sera le représentant légal de Caritas à Lodja.

Martine est la coordinatrice des projets sur le terrain. Après 5 années sur place, elle souhaite passer à autre chose. Ce sera Anne-Charlotte qui occupera ses fonctions.

Les autres membres du centre sont des congolais et se composent :
- d’un docteur, qui est le directeur adjoint
- d’un comptable (Jean-Pierre)
- d’un logisticien (Jules)
- d'un responsable Internet (Jacques)
- d'un responsable des formations informatiques (Dadou)

Exemple de projets en cours ou en prévisions dans le centre :
- construction de ponts en bois (quasiment achevée aujourd’hui)
- construction de 150 étangs de pisciculture au bénéfice d’associations locales dans tout le Sankuru, la région de Lodja (financé par le Rotary Club International)
- hospice à construire
- réalisation d’un centre de formation informatique et internet (en cours)
- projet de développement de la culture de spiruline (algue qui fait office de complément alimentaire pour les enfants)
- aides d’urgences comme la pose de portes dans les prisons pour isoler les femmes des agressions des hommes
- aide aux handicapés : la Caritas donne toutes les semaines du riz à des handicapés pour que ces derniers puissent le revendre eux-mêmes. Il s’agit de leur redonner une fonction sociale et de leur redonner un peu de leur dignité
- etc (les projets ne manquent pas !)

Nous aurons notamment à charge de regarder quels projets créer et constituer ensuite les dossiers de recherche de fonds avec l’évêque.
Une fois les projets acceptés et les financements trouvés, il faudra établir un cahier des charges précis pour chaque projet, sélectionner les entrepreneurs et bien sûr suivre les projets sur le terrain.
Nous aurons également la responsabilité de « tout ce qui rentre et tout ce qui sort ». Nous recevrons souvent la visite des bailleurs de fonds de l’étranger (ex : Catholic Relief Service) pour surveiller l’avancée des projets et vérifier que les comptes sont bien tenus (peur de la corruption oblige !)
La mission d’Arnaud consistera plus précisément à jouer le rôle de directeur financier et de management des équipes. Il sera plus porté sur la recherche de fonds.
Anne-Charlotte aura quant à elle la charge d’instruire elle-même les dossiers et d’être garante de leur bonne réalisation sur place.
Dans les faits, nous serons amenés à beaucoup travailler ensemble.

Une des principales difficultés de notre mission sera de répérer quels sont les vrais besoins ; qui a vraiment besoin d’aide, etc.

Les membres de l’équipe de la Caritas de Lodja sont payés sur un pourcentage des dons alloués aux projets. Quant à nous, nous serons logés et nourris par le partenaire (Caritas) et indemnisés sur la base du contrat de VSI (Volontariat de Solidarité Internationale), de manière à assurer notre vie quotidienne sur place (100€ par personne).

Contenu modifié le 01 octobre 2009 à 15h47

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