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Blog de arnaudannecharlotte :

Mission Fidesco à Lodja au Congo (RDC)

Le 14 janvier 2010 à 10h08
Joie joie joie du premier financement!


Par Anne-Charlotte.

Grande joie ce matin quand nous apprenons que le Rotary est prêt à financer le projet de Vélos que nous leur avons soumis...ce n'est pas une grande joie mais une IMMENSE joie, de l'émotion et tout ce qui va avec! Ca y'est, nous avons un premier financement, grand bonheur de voir un projet aboutir en ce début d'année!

Le projet consiste à prêter 10 vélos à 10 jeunes qui ont besoin d'argent pour financer leurs études universitaires. Il faut savoir qu'ici le vélo est le moyen de transport numéro 1 pour le transport de marchandises sur plusieurs centaines de kilomètres dans toute la province. Les jeunes font des courses avec leur vélo prêté par la Caritas (de plusieurs jours parfois tellement les distances peuvent être grandes...) et l'argent qu'ils gagnent est gardé à la Caritas. Une fois qu'un jeune a gagné l'argent correspondant au prix d'un vélo, la Caritas lui donne le vélo qu'elle lui prêtait jusqu'alors. Avec l'argent rapporté par le jeune, la Caritas achète un nouveau vélo et renouvelle l'opération avec un autre jeune et ainsi de suite...

Quand le jeune a récolté assez d'argent par ses courses et que le vélo devient à lui, soit il peut continuer à faire des courses et garde l'argent pour financer ses études, soit il vend le vélo, en fonction de ses besoins. L'objectif est que le jeune continue d'utiliser son argent et son vélo intelligemment. Nous comptons bien les aider là-dessus car ici les gens ont zéro notion de gestion, ils fonctionnent au jour le jour, il faut vraiment les accompagner si on ne veut pas que notre projet serve à rien!

Voilà pour l'explication rapide de ce projet :-)

Nous sommes heureux, heureux que ces 4 premiers mois à Lodja commencent à porter leurs fruits, heureux de voir des jeunes qui vont pouvoir étudier, heureux de voir que malgré notre petitesse nous pouvons apporter quelque chose à notre échelle! Alleluia!!

  
Arnaud fait l'état des lieux sur deux vélos de la Caritas; Réunion avec les chauffeurs potentiels de la première promo du projet, pour bien leur expliquer le projet et le contrat


Signature du contrat de prêt avec les deux premiers jeunes participant au projet: Placide et Jean-Marie

  
Transport de marchandises en vélo

 


Contenu modifié le 15 janvier 2010 à 11h02

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Le 05 janvier 2010 à 10h02
24 heures à Lowundji


Par Arnaud.

Le jour de Noël, Pierre-Albert et Béatrice, notre couple belgo-congolais, après nous avoir offert un repas de Noël digne des meilleures tables de France, nous propose une petite virée à « l’intérieur ». Toute virée à « l’intérieur » comme on dit, consiste à sortir des sentiers de la cité de Lodja. Ce terme prend tout sons sens, lorsqu’une fois hors de la ville, vous vous retrouvez au beau milieu de la forêt équatoriale ou des grandes savanes, peuplées de petits villages… On est vraiment au milieu de nulle part et on comprend pourquoi ils appellent ça « l’intérieur »

Ils partent fêter la fin de l’année à l’école pastorale agricole protestante créée à Lowundji par Pierre-Albert et d’autres pasteurs, et nous proposent de les accompagner. Objectif immersion totale, ça nous plait ! Nous partons les mardi et mercredi après Noël, pour une petite virée à 25km de Lodja.

Profitant d’une petite semaine entre les fêtes, où le travail à Caritas est limité, nous sautons sur l’occasion pour découvrir de nouveaux horizons. Nous ne serons pas déçus !

Départ fixé à 14 heures. Nous partons à 15h30 et arrivons 1h20 plus tard après une belle chevauchée en AG200. On est dans les temps ; c’est plutôt une moyenne correcte ! C’est ma première grosse sortie en moto. Le sac à dos est ficelé à l’arrière de la moto, sans oublier un bidon d’eau de 5 litres (On ne sait jamais quelle eau on va boire…). Et c’est parti pour près d’1h30 de « ride » ! La route est fidèle aux routes qu’on trouve dans les environs : sportive ! Anne-Charlotte, cramponnée à l’arrière, a quelques frayeurs… Essayez de garder le guidon bien droit quand la moto s’enfonce dans le sable !! Pas si simple. Mes pieds serviront souvent à éviter qu’on se renverse tout à fait… On est enchantés ! On respire l’air pur de la savane et un sentiment de liberté infinie nous envahit !! Bon, il est vrai que l’air est tout aussi pur à lodja, mais ici, lancés à au moins 20 km/h (ouaouh !), on file sans être assaillis de « Osungu moyo » « bonjour les blancs ! » et on se sent un peu plus libres.

 
Installation de la moto et départ de chez Pierre et Béatrice
 

Le décor est splendide. On sent vraiment qu’on est au cœur de l’Afrique. Beauté à l’état brut ! Notre arrivée sur le site de la ferme-école est fracassante. Les pasteurs ont choisi une sorte de gigantesque promontoire qui laisse défiler la forêt vierge sous nos yeux. On voit du vert à perte de vue.

  
Traversée de la savane

Nous profitons des belles couleurs de fin de journée pour faire le tour du propriétaire : champs de manioc, de bananiers, d’ananassiers, de riz ; porcherie, étangs de pisciculture. Tout y est ! Les étudiants de l’école ont la matière pour apprendre.

  
De gauche à droite: le site de la ferme-école; Visite du champs d'ananas; Nous nous essayons à piller le riz, c'est pas facile!!
 

Pierre-Albert a un crédo : l’évangélisation par le travail. Il en a même écrit un bouquin. Et c’est exactement ce qu’il a essayé de reproduire ici à Lowundji avec cette école. Il s’est associé avec d’autres pasteurs de différentes communautés protestantes (méthodistes, indépendants, Trompettes de Jericho, etc) et ont bâtit ensemble cette école pastorale.
Son concept est simple. Les pasteurs enseignent à d’autres pasteurs issus de le district du Sankuru, les techniques agricoles locales. 7 familles de pasteurs vivent donc sur le lieu de l’école le temps d’un cycle de 18 mois et retournent ensuite dans leurs villages pour prêcher et remettre le travail de la terre au centre de leur pastorale… une solution pour le développement du Sankuru, dont la terre est l’une des plus riches du Congo et malheureusement sous-exploitée de chez sous-exploitée…
Cette initiative peut paraître anodine et simple, mais elle constitue une véritable révolution dans le contexte de pensée congolais. Comment ? Quoi !! Des pasteurs se mettent à travailler la terre ? Voilà ce que les gens disent. Parce qu’ici, lorsqu’on est quelqu’un d’important, donc par exemple un prêtre ou un pasteur, un notable, un politique ou n’importe qui d’autre qui détient un peu de pouvoir, il n’est plus question de travailler la terre… ce n’est pas « respectable » ! Voilà donc l’idée de Pierre-Albert : responsabiliser les pasteurs et les mettre au premier plan du développement. Intéressant. Bientôt, souhaitons-le, des diacres catholiques viendront compléter les bancs de l’école, offrant à la province une belle leçon d’œcuménisme. Alleluia ! Amen ! Alleluia !

  
De gauche à droite: Nous deux devant le site de la ferme école; la famille de Pierre et Béatrice; le site de la ferme-école
 

Pendant que Pierre-Albert nous explique tout ça, je m’émerveille de la manière dont ils ont transformé cette partie de la forêt vierge en centre d’exploitation agricole. Ça paraît si simple et tout pousse si bien que je m’interroge encore sur le pourquoi de tous ces gens qui meurent de faim au Sankuru. L’agriculture a sa place, ça c’est sûr, et ce qui est encore plus évident, quand on voit les lacunes, c’est que pour amorcer le décollage, il faut remettre les populations à la culture de leur propre terre. D’où l’idée de former des élites qui formeront à leurs tours les communautés de leurs villages…

La ballade achevée, repos et attente du dîner qui n’arrivera que vers minuit ! Le soir, c’est la fête ! Tous les villageois des villages alentours sont présents. Les pasteurs et les villageois fêtent la première année de fonctionnement de l’école. Les résultats sont encourageants. Les gens discourent. Les gens applaudissent. On chante, on danse, on prie. Nous sommes heureux d’être là. C’est aussi l’occasion pour nous de nous présenter, de découvrir d’autres communautés, de montrer que catholiques et protestants servent le même objectif : le développement du Sankuru.
Nous nous couchons vers 2 heures du mat et pourtant la nuit sera longue ! Impossible de dormir sur le petit matelas en mousse disposé dans cette chambre aux murs de boue et au toit de chaume.

  
De gauche à droite : des familles vivant sur le site de la ferme-école ; Fête le soir ; 6 des 7 étudiants de la ferme école
 

Le lendemain, nous sortons de l’école pour nous enfoncer le temps d’une balade dans les profondeurs de la forêt primaire avec ses arbres majestueux. Nous rentrons et recevons la visite d’un autre chef de village et de toute sa délégation. Toque en léopard et bâton antédiluvien à la main, il parle seulement après avoir fait résonner la cloche qui ne quitte pas sa seconde main. Ça doit être quelqu’un d’important. Palabres, présentations. Les pasteurs lui présentent la ferme et lui les difficultés qu’il éprouve pour faire décoller son village. C’est comme ça qu’on arrive au bout de 2 heures de « causerie » comme on dit ici, à lui proposer un projet conjoint : Caritas, organisme catholique, s’associera avec les pasteurs protestants et les communautés des villages alentours pour réhabiliter un tronçon de piste impraticable par les véhicules, afin de permettre d’acheminer les denrées agricoles produites par les villages du coin. Ça valait le coup de venir !

  
De gauche à droite : Arnaud parlant au nom de Caritas à la réunion du deuxième jour ; Un chef de village ; Avec des pasteurs et des étudiants de la ferme-école
 

Nous rentrons après le repas et la visite des greniers à riz. Je fais ma première chute (heureusement seul ; Anne-Charlotte était descendu tellement le terrain devenait difficile) sur le tronçon de piste dont on a justement discuté de la réhabilitation quelques minutes plus tôt !!!
Comme quoi, il est urgent de refaire cette piste…Alleluia !

   
De gauche à droite : Ballade en forêt puis visite d’un grenier à riz créé par Pierre et Béatrice
 

Bilan, 24 heures productives qui nous ont permis de comprendre encore davantage les enjeux du développement local, de passer de très bons moments avec les villageois, les pasteurs, Pierre et Béatrice, et de profiter de cette nature magnifique…encore une fois, Alleluia !

  
Retour vers Lodja
 
 
Retour vers Lodja


Pour les fans de photos, d'autres photos de cette virée à l'intérieur dans le lien suivant, dans les albums n° "21-1" à "21-4": picasaweb.google.fr/AnneCharlotteDeLaMonneraye


Contenu modifié le 07 janvier 2010 à 17h10

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Le 05 janvier 2010 à 09h34
Joie de Noël à Lodja


Par Anne-Charlotte.

J’adore Noël. Cette année encore, Noël a été un grand moment de bonheur. Surprenant, simple, joyeux, un moment où on profite de la joie ambiante.

Nous sommes curieux de savoir comment va se passer notre premier Noël à Lodja, le moral est bon, nous pensons beaucoup à nos familles mais nous n’avons pas le blues, pourvu que ça dure jusqu’à ce soir ! Notre journée du 24 est tranquille, nous avons la joie au cœur et continuons comme ça toute la journée avec des activités simples et reposantes : nous installons des fils à linge dans notre salon pour pouvoir faire sécher le linge même quand il pleut, Arnaud jardine, je lis (Les yeux jaunes de crocodiles, de Katherine Pancol…top top !), Arnaud fait de la guitare…rien de révolutionnaire donc mais une journée comme on les aime ! Ma joie et ma bonne humeur font un bond au ciel quand mon portable sonne et que je vois clignoter non pas « Abbé Antoine » mais « Seg » ! Trop cool, ma copine Ségo m’appelle, non seulement ça marche mais en plus elle appelle à un moment où je suis entièrement disponible, le bonheur ! On papote on papote on papote, merci Ségo pour ce moment super, une vraie joie pour moi !

La soirée approche, la messe aussi, nous ne savons toujours pas si elle va durer 2 – 3 ou 4 heures, on verra bien ! La messe de Noël est en Otetela, nous savons donc que nous n’allons rien comprendre mais pas grave nous connaissons déjà l’histoire :-) A la messe de Noël il faut arriver très très en avance si on veut avoir une place à l’intérieur, on nous a dit que de toutes les manières on aurait des places réservées mais on arrive quand même 1/2h avant pour assister à cet « avant-messe ». Tout le monde est sur son trente-et-un, nous attendons en regardant les gens arriver, les décorations de Noël qui semblent arrivées tout droit d’Europe, la chorale en uniforme…La messe commence, animée à la congolaise, joyeuse, la naissance de Jésus est célébrée au vrai sens du terme, une vraie fête de la nativité ! Des chants et encore des chants, puis encore des chants, tous mimés avec des gestes car ici quand on chante on mime également ce que l’on chante. Les danses autour de l’autel n’arrêtent pas, des cris hystériques résonnent dans l’église sur certains chants, on sent que c’est vraiment la fête, whaou ! La messe aura duré 2h30, bien moins que ce à quoi nous nous attendions !

  
De gauche à droite: la décoration de Noël dans la salle paroissiale, la chorale et les danses autour de l'autel

A la sortie de la messe nous voyons Anne-Marie et Rebecca, habillées comme des reines. Elles habitent derrière l’église donc nous passons chez elles avant de rentrer et là nous comprenons que Noël est ici une vraie fête, non pas pour les cadeaux mais tout simplement pour la naissance de Jésus. On m’avait dit ici que pour Noël on faisait un bon repas, on s’offrait des cadeaux, mais je me demandais concrètement ce que ça représentait par rapport à l’image que nous avons nous des bons repas et des cadeaux. Et bien c’est là que nous avons compris : pas de décoration, pas de table, pas de paillettes, pas de repas préparé en avance, juste le noir de la nuit, leurs sourires et leurs « cette nuit on va faire la fête, Jésus est né il faut faire la fête ! ». Et à ce moment dans nos petits cœurs on se dit « prends-en de la graine ! »


Anne-Marie et Rebecca à la sortie de la messe

Nous nous attendons donc à ne pas dormir de la nuit, à entendre tout Lodja fêter Jésus toute la nuit mais non, rien, le 24 fut la soirée la plus silencieuse depuis que nous sommes arrivés et ça reste un mystère ! Apparemment la fête a plutôt lieu la journée, mais même en parlant avec les gens nous avons encore du mal à comprendre…

Nous arrivons ensuite chez nous, heureux de ne pas être trop fatigués car nous appréhendions un peu d’être crevés et d’avoir du mal à fêter Noël (et oui maintenant on se couche vers 21h 21h30 donc autant vous dire que rien que d’imaginer nous coucher après 22h30 ça nous fatiguait à l’avance ;-) )…au contraire nous sommes en pleine forme ! Et puis pour que la soirée soit bien fun, notre batterie décide d’être vide, nous n’avons donc pas de lumière…joyeux Noël ! Nous commençons donc notre soirée à la lampe frontale, après tout pourquoi pas ! Pour la suite, que du bonheur : une bouteille de vin Sud-Africain offerte par notre ami Guy le pilote de l’avion, pas de tire-bouchon donc Arnaud n’a pas d’autre choix que de zigouiller le bouchon dans la bouteille et de servir le vin avec une passoire, un fromage de Goma (ville à l’Est du pays) offert également par Guy et un ptit saucisson trop bon que nous avaient offert Philippe et Marie-Luce. Autant vous dire qu’en entamant ce festin nous n’avions qu’une phrase à la bouche, et mon cher papa se reconnaîtra : « Peuple de Dieu à genoux, la Terre Promise est en vue ! ».

 
Du vin à la lampe torche et à la passoire, une première! Un délice: vin-saucisson-fromage

Nous nous régalons (mais vraiment !), nous sommes heureux de ce petit Noël à deux, surtout nous sommes heureux d’être à deux, de partager ce moment de vrai bonheur. Noël est aussi pour nous l’occasion de nous offrir nos premières tenues congolaises ! Ca y’est !! Arnaud a donc droit à une chemise 100% congolaise et moi une tenue 100% congolaise :-) Elles ont beau avoir été commandées 2 jours avant et sur mesure…la chemise d’Arnaud est 15 fois trop grande et ma tenue 15 fois trop petite, impossible de remonter la fermeture éclair ! Dommage ! Arnaud a fait rétrécir sa chemise depuis (qu’il est beau dedans, ou plutôt…qu’il est congolais !), quant à moi ma tenue n’est pas encore ajustée mais ça ne saurait tarder !

 
Avec Anne-Marie au marché pour acheter du tissu, et Arnaud de qui la couturière prend ses mesures
 
  
Nos beaux cadeaux de Noël
 

Voilà pour notre premier Noël à Lodja ! Le 25 nous étions chez Pierre et Béatrice, très très sympa (qu’est ce qu’on a mangé !! On a du dormir 2 heures ensuite tellement on ne pouvait plus bouger !), on s’est fait plusieurs promenades dans des jolis coins de Lodja pour prendre un peu l’air et découvrir un peu les environs…
Pour les curieux et les amateurs de photos africaines, des photos de ces promenades sont sur Picasa dans les albums 18-19-20, en cliquant sur le lien suivant: picasaweb.google.fr/AnneCharlotteDeLaMonneraye


  
Déjeuner chez Pierre et Béatrice le 25 décembre

Un premier Noël très réussi, rempli de cette joie simple qui comble les cœurs ! Nous espérons que Noël a été pour vous aussi un moment de paix intérieur et de partage.

Nous vous embrassons tous et chacun !
 

Préparaion de pommes de terre avec fromage fondu avec Anne-Marie...le bonheur!
 
 
 



Contenu modifié le 05 janvier 2010 à 12h35

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Le 21 décembre 2009 à 11h08
Bientôt Noël!


Par Anne-Charlotte.

Dans trois jours c'est Noël! Apparemment il fait un froid polaire en France et les rues ont pris depuis plusieurs semaines les couleurs de Noël! Ici il fait encore très chaud et les rues gardent les couleurs de l'Afrique. Le sol est donc toujours en sable, il y a toujours beaucoup de verdure à Lodja et les enfants sont toujours aussi souriants, même avec leurs vêtements déchirés ou leur pas-de-vêtement.

Ici Noël se fête à l'église et en famille. Les familles préparent un bon repas et de la viande (pas toutes cependant) car la viande est chère et ne fait donc pas partie des repas quotidiens. On s'offre aussi des cadeaux, apparemment surtout des vêtements. Anne-Marie nous expliquait que si on n'avait pas de vêtements à Noël, on était déçu.

La messe de minuit ici commence à 20h et finit en effet à minuit...4 heures donc! Nous irons à cette messe plutôt qu'à celle du 25 (en français) pour découvrir une messe festive locale, en Otetela! Car la messe du dimanche à laquelle nous participons habituellement avec la chorale est en français, nous avons donc envie d'assister à une vraie messe locale un jour de fête...nous vous raconterons!

Nous expérimentons Noël dans la simplicité, nous ne savons pas encore ce que nous allons nous offrir mais nous savons que nous allons manger un saucisson et un cake que Philippe et Marie-Luce nous ont offerts et ça fait déjà toute notre joie! Moi qui suis fan d'hûitres, de foie gras, de champagne et de tout ce qui fait les fêtes de Noël françaises, ça va me faire du bien d'être heureuse avec un saucisson :-) Ce qui fait aussi que le foie gras est bon c'est son caractère exceptionnel, je pense donc que notre saucisson sera aussi bon que nos foies gras du terroire!

Et nous allons davantage nous concentrer sur le sens de Noël, ce qui ne pourra que nous faire du bien! Antoine vient demain soir à la maison nous faire un petit topo spirituel sur Noël: je pense que cette année Noël sera pour nous l'occasion de redécouvrir le vrai sens de Noël, le vrai sens de tous les cadeaux que nous nous offrons et de tous ces bons repas dont nous profitons...une chance car les paillettes de Noël prennent souvent le dessus, chez moi la première!

Sur ce, nous vous souhaitons un très Joyeux Noël à tous, beaucoup de joie, de paix, d'amour, de sérénité et de tout ce qui pourra vous remplir de bonheur!

Ici le prêtre a demandé à tous les paroissiens de donner à la quête avec les deux mains le jour de Noël: la main droite donnera un peu d'argent, tandis que notre main gauche devra donner un vêtement que nous n'utilisons plus. Nous avons donc tous été invités à donner nos chaussures, nos jupes, nos pantalons... Voilà une petite idée si vous aussi vous croisez quelqu'un qui pourra être heureux de recevoir un de vos pantalons :-)

Joyeux Noël à tous, en cette période de Noël vous êtes encore plus dans nos coeurs!



Des enfants...en pleine forme!

 

Contenu modifié le 21 décembre 2009 à 11h42

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Le 16 décembre 2009 à 15h47
Un petit Arnaud est né à Lodja!


Par Anne-Charlotte.

La semaine dernière un petit Arnaud est né à Lodja!

Thomas, le responsable de l'association AVOCADES nous annonce la semaine dernière que sa femme a mis au monde. Quelle bonne nouvelle, nous nous réjouissons pour lui, même si tout le côté festif que nous connaissons en France autour des grossesses et de naissances est nettement moins marqué ici. Il nous demande en même temps s'il peut appeler son fils Arnaud...pas de problème!
Il nous dit au passage que si ça avait été une fille il ne l'aurait pas appelée Anne-Charlotte...devinez pourquoi ??!! Parce que je suis fragile!! Et oui, depuis le malaise que j'ai fait sur le tarmac de l'aéroport, en plein cagnard, debout, sans chapeau et sans eau, il me dit tout le temps que je suis fragile! Et pourtant, comme dirait une amie très chère qui se reconnaîtra "je ne suis pas de celles qui pleurent quand elles se cassent un ongle!" Mais bon il faut bien l'admettre, aux yeux de Thomas je resterai toujours une femme fragile!

Ce n'est pas grave, tant qu'Arnaud est un homme fort et qu'il donne son nom à des petits garçons de Lodja, l'honneur est sauf!


    
Avec Thomas, sa femme et ses 5 enfants (trop mignons!): Victor, François, Brigitte, Martine et Arnaud; A droite, le grand (et oui pour une fois!) et le petit Arnaud


 

Contenu modifié le 17 décembre 2009 à 09h58

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