Le 01 octobre 2009 à 11h37
Par Anne-Charlotte.
Après 5 jours à Kinshasa, direction Lodja ! Enfin ! Cela fait maintenant depuis le mois de mai que nous en parlons, nous n’avons qu’une envie : y être enfin !
Le bus vers l’aéroport est tellement chargé et fait un tel bruit que j’ai du mal à croire qu’il va arriver à destination. Ici tout étant possible, nous y arrivons. L’aéroport de Kinshasa pour les vols domestiques est difficile à imaginer, il y règne une ambiance de souk, il n’y a pas de comptoirs, des contrôles de passeport sans prévenir, tout le monde se bouscule, court, on a l’impression que les gens fuient quelque chose comme si un tsunami était en train d’arriver. Mais non, Antoine nous explique que les gens n’ont pas l’habitude de prendre l’avion et que leur attitude est sûrement liée à leur anxiété, au stress et à l’excitation. Nous aussi on est excités, trop contents, on se demande ce qui nous attend de l’autre côté, mais on évite de courir et de se bousculer, la chaleur est assez lourde comme ça :-)
Notre avion contient une soixantaine de passagers, il a l’air plus costaud que ce à quoi nous nous attendions, tant mieux ! Les deux heures d’avion passent assez vite, nous avons hâte, nous sommes excités et émus.
Peu avant l'atterrissage
Je filme l’atterrissage, l’émotion monte, monte, monte, ça y’est, on y est, c’est complètement dingue, un an à mûrir notre projet, à en parler, à rêver, à avoir peur, à imaginer et là, ça y’est on y est ! On a du mal à réaliser, à partir de ce moment là nous ne sommes plus dans les mots, dans ce qu’on a pu nous raconter sur Lodja, ça y’est on rentre dans l’action, le concret est enfin là !
Les portes de l’avion s’ouvrent, on entend des chants, on voit la terre battue à travers les hublots de l’avion mais toujours pas d’images…plus que quelques minutes. Nous sortons de l’avion. Le ciel est bleu, bonheur après le ciel gris et pollué de Kinshasa ! Il fait chaud mais l’air est sec, les arbres sont bien verts, ce que nous voyons nous plait, nous sommes heureux. Heureux aussi que toutes nos valisent soient là !
Avec Antoine, juste après la descente de l'avion
Nous quittons l’aéroport en Jeep avec l’abbé Placide qui est venu nous chercher. Nous quittons aussi nos passeports, retenus à l’aéroport par un agent qui aimerait se faire un peu d’argent. Antoine nous rassure, pas d’inquiétude à avoir, il gère la crise !
Après l’émotion de l’atterrissage, l’émotion de l’arrivée. Nous avançons sur la piste principale qui traverse Lodja sur 12 km, impossible de décrire ce que je ressens, j’ai l’impression d’arriver en Terre Promise. Cette piste de sable, large et entourée de paillottes, de végétation, d’enfants qui lèvent les mains sur notre passage, ces images que l’on attendait depuis si longtemps, tout est enfin réalité et j’ai du mal à le croire, je ne m’attendais pas du tout à sentir ma gorge se serrer en traversant la ville. C’est juste dingue, un moment dont je me souviendrai longtemps. Une émotion forte.
A gauche, l'aéroport de Lodja; A droite: juste à la sortie de l'aéroport

Traversée de Lodja le jour de notre arrivée