Le 12 octobre 2009 à 11h30
Par Anne-Charlotte.
Cette semaine nous avons commencé à être productifs :-) Notre mission devait commencer par ce fameux projet de route : 200 km de piste, 17 ponts, 2,5 millions de dollars financés par le gouvernement congolais. Le projet a été voté, c’est un des 5 chantiers de la république et il doit être piloté par Caritas. C’est en quelque sorte un projet pilote : si le gouvernement est satisfait du travail accompli pour ce projet, il pourra vraisemblablement entreprendre d’autres projets de ce type dans le reste du pays. Il n’en reste pas moins que le projet a beau avoir été voté ainsi que son financement, les sous se font attendre ce qui engendre une vraie période de vache maigre à la Caritas. Car pas de projet, pas de sous.
Visite à l'Institut Shinga
L’abbé Antoine nous a bien prévenus qu’ici tout peut arriver. Le financement est prévu pour mi-octobre mais nous devons être préparés à l’éventualité de le voir arriver dans 6 mois ou jamais. Welcome in Africa ! Du coup nous avons initié un autre projet pour que la Caritas reste active dans cette période de transition : la réhabilitation d’un collège-lycée, l’Institut Shinga. C’est dans cet Institut que je vais donner des cours de français.
L’Institut Shinga est à refaire entièrement pour offrir aux élèves des conditions décentes d’enseignement. Il y a actuellement 5 bâtiments de 2 classes, sans bancs ni tables ni tableaux noirs, les murs en terre sont plein de trous et des morceaux de toit entiers sont tombés. Dès qu’il pleut, les cours doivent donc s’arrêter. L’état de cet établissement est difficile à imaginer sans y être allé, mais je vous garantis que ce n’est juste pas possible ! Nous avons donc commencé à travailler dessus pour évaluer les besoins, les chiffrer, les qualifier, obtenir le plus d’informations de la part de l’abbé Placide qui est le nouveau préfet de cet Institut. Le projet rédigé et le budget suivront ensuite tout un circuit de validation que l’on espère efficace…nous vous tiendrons au courant ! Notre travail pour monter ce projet implique donc de se plonger dans les archives, chercher d’autres projets antérieurs, voir comment se monte un projet, son budget, comment roule toute cette machine de projets humanitaires dans laquelle nous sommes encore complètement novices…il y a du boulot !
A gauche: le bureau du préfét; Au milieu: la photo parle d'elle-même; A droite: réunion de travail avec l'abbé Placide
Arnaud s’est plongé dedans avec beaucoup d’enthousiasme, il est efficace, ça avance vite ! J’aime beaucoup voir mon ptit mari en directeur de projets, je suis fière de lui et de sa capacité à s’impliquer à fond dans ce nouveau projet, je peux dire que c’est un Homme, un Vrai :-)
Eloge de mon cher et tendre mise à part, le projet avance et nous plonge dans le cœur de Caritas, nous commençons à découvrir comment fonctionne une telle machine mais il y a encore une tonne (pour ne pas dire 3) de choses que nous ne connaissons pas, patience patience !