Le 17 décembre 2009 à 15h05
Et même un peu plus. Je ne compte déjà plus en jours mais en semaines, bientôt je vais compter en mois, puis en semestres... Le temps s'accélère, les journées s'écoulent plus vite que la pluie ne tombe en cette saison (et nous sommes en saison des pluies, 450 mm sont tombés depuis début novembre).
Alors, ça démarre ?
Ça démarre, et même au quart de tour ! Ceux qui pensent qu'au Congo (et plus généralement en Afrique) les choses se font lentement n'ont pas fait mon expérience. Depuis que je suis au Congo, je n'ai pas pris le temps de souffler beaucoup, j'ai tout de suite trouvé plein de travail qui m'attendait à l'ESIS. J'allais répéter ma phrase de la semaine dernière (à propos du début des cours), en fait je n'ai pas encore commencé à donner de véritable cours.
Je suis toujours en train de préparer mon cours sur la gestion de projet informatique, et je me cultive énormément sur le sujet — je n'ai pas eu de véritable formation sur ce sujet, donc j'ai tout à apprendre, compiler pour en sortir l'essentiel sous forme de cours — en appréciant que la connexion Internet se soit stabilisée (quand l'électricité n'est pas coupée).
Par ailleurs, je vous avais parlé de ma conférence sur le commerce électronique devant les G2 et les G3. Ça s'est très bien passé, vendredi dernier, et certains ont montré un intérêt certain pour ce sujet (et pourtant c'était un vendredi après-midi). C'était aussi le but de ma conférence (et l'esprit dans lequel je l'avais structurée), donner des idées aux étudiants. En plus, coup de chance, des personnes impliquées dans des projets de la Banque Mondiale sont intervenues le lendemain-même sur la monétique (monnaie électronique) pour montrer que c'était en marche au Congo (c'est important, puisque le moteur principal du commerce électronique est le paiement sur Internet). Me voici en train de me cacher derrière le micro : (la photo de face sera dans le premier rapport de mission)

Je vous ai déjà parlé des projets dans lesquels j'étais impliqué. Pour l'instant, il n'y a pas d'évolution sur les projets partenariat ENSSAT — l'ENSSAT a été contactée et le sujet doit être abordé — et olympiades informatiques — le sujet intéresse beaucoup les assistants mais dans l'immédiat il y a plus urgent — par contre d'autres projets se dégagent. Notamment, et celui-ci avance très vite, une évolution sur les stages. Jusqu'à présent, le stage de fin d'étude, en G3, durait un mois. Une démarche d'évolution est en cours pour proposer une nouvelle formule, de trois mois, ce qui a évidemment un impact sur l'organisation globale des stages. Du coup, une équipe d'enseignants dont je fais partie s'est constituée pour créer un document régissant le cadre du stage de fin d'études. On y parle de l'échéancier, de la recherche de stage, du contenu, de la vie en stage et de l'évaluation. C'est très intéressant, surtout de se dire que le résultat va se voir très vite puisque ça concerne ceux qui sont actuellement en G3.
Ce que je trouve très motivant, c'est la réactivité de l'équipe d'enseignement et direction de l'ESIS : par exemple, pour cette évolution des stages, j'en ai parlé informellement avec M. Albert lundi soir, mercredi soir nous avons abordé en réunion le sujet et constitué l'équipe et ce matin (jeudi) nous avons commencé à débroussailler le sujet. Ça donne envie de se lancer dans des choses en voyant que ça peut avancer rapidement. Même s'il y a d'autres projets dont le résultat est davantage sur le long terme, certains efforts sont vite récompensés.
Et à côté ?
Samedi, j'ai soupé avec Sébastien, Pierre-André, Hélène, Raphaël, Laurent, Jeanne et Christine chez ces deux dernières. C'était l'occasion de retrouver tous les volontaires Fidesco de Lubumbashi, dont Laurent et Jeanne que je n'avais pas encore vus (en tout cas, pas au Congo). Le souper a été très sympathique, avec un temps de partage enrichissant. Ça s'est terminé à la bougie (troisième phase : suite et fin), et les chèvres que j'avais rapportés de France ont eu leur petit succès (il y en a quand même un qui avait pris beaucoup de goût, même pour des Français de France). Mais c'était à l'image du reste du repas, car Christine est une fine cuisinière.
Hier soir, avec les autres volontaires de Salama (Sébastien, Pierre-André, Hélène et Raphaël) j'ai été invité à souper dans une famille congolaise. Nous avons été très bien reçus par Mme Jeanne et ses enfants. Ça fait partie de l'intégration locale que de rencontrer les gens chez eux, et en plus nous avons eu un dîner congolais, avec de la viande de chèvre (ici on ne connaît pas le fromage de chèvre, mais la viande est très bonne), de la viande boucanée, etc... c'était une très bonne soirée !
Bientôt Noël !
Et vous, qu'allez-vous faire dans un pays froid pour Noël ? De mon côté, je pars avec Pierre-André et Sébastien, ainsi que M. Abel (un Congolais) à Kilwa près du Lac Moero. C'est vers le nord-est de Lubumbashi, toujours dans la province du Katanga, et il paraît que c'est très beau. Le 19 il y a une récollection pour tous les étudiants de l'ESIS et le 20 nous mettons les voiles. Donc la prochaine fois que vous me lirez sur ce blog, ce sera à mon retour, quand je vous raconterai mes découvertes de Noël.
D'ici là, je vous souhaite à tous, qui me lisez, un très joyeux Noël !