Préparer son voyage
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Le 30 mars 2010 à 12h29
Pistes pour la suite...


Extrait de notre Rapport de Mission n°2 daté de mars 2010.
 
Nous avions évoqué dans notre précédent rapport le projet d’une route de 150 km à construire pour faciliter les échanges entre Lodja et la ville de Tshumbe. Ce projet voté par le gouvernement tarde à être financé. Une visite très prochaine du Président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Joseph Kabila, à Lodja même, devrait sans doute débloquer la situation. En attendant, nous essayons de forcer de nouvelles portes pour contribuer au désenclavement du Sankuru et à l’aide aux plus vulnérables.
 
Nous suivons toujours de très près les projets de réhabilitation de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Lodja et de réhabilitation du complexe scolaire de Shinga évoqués dans notre précédent rapport. La Régie des Voies Aériennes Congolaises devrait financer une partie du projet « aéroport » tandis que nous avons des pistes sérieuses du côté de l’Unicef et du Pooled Fund pour le complexe scolaire. Pour l’instant rien n’est encore joué, mais nous gardons espoir ! Affaires à suivre…
 
Réhabilitation de la route de Lodja vers le port de Kela
Suite à notre séjour à Kinshasa fin novembre, nous avons entamé une discussion avec la Coopération Technique Belge pour réhabiliter la piste qui relie Lodja au port fluvial le plus proche, Kela, à 110 km de Lodja. Cette route a une grande importance stratégique car c’est par cet axe que transite tout le fret acheminé par bateau depuis Kinshasa. De même, les excédents de denrées agricoles produites au Sankuru partent vers Kinshasa depuis le port de Kela. Cette piste Lodja-Kela est dans un très mauvais état, ne permettant qu’aux camions les plus robustes de l’emprunter. Par temps de pluie, il est même impossible de circuler pour les vélos, motos et camions : les produits manufacturés en provenance de Kinshasa arrivent donc à Lodja au compte-goutte et sont vendus à un prix trop élevé pour la population locale. En réhabilitant cet axe, les échanges du Sankuru avec le reste du pays devraient s’intensifier et le prix des produits manufacturés devraient diminuer.
 
Pour se rendre compte de l’état de cette route et commencer à réfléchir au projet, nous nous sommes rendus à Kela en moto avec l’abbé Antoine et Jean-Pierre, le comptable de la Caritas. Cette expédition nous a permis de bien discuter avec les chefs des villages situés sur cet axe, de leur poser toutes les questions que nous avions pour bien comprendre l’économie locale, le nombre de commerçants ayant des camions ou bateaux, le potentiel agricole et les enjeux pour la population locale. Ce voyage de 24 heures a été le point de départ pour ensuite présenter et impliquer les acteurs locaux, les commerçants et l’Administration du Territoire dans ce projet de réhabilitation d’intérêt publique.
Cette initiative de projet a été très bien accueillie et ces institutions soutiennent pour le moment la Caritas dans son entreprise. L’idée est surtout d’impliquer dès maintenant les commerçants représentés par la FEC (Fédération des Entreprises Congolaises - en quelques sortes le Medef du Congo) pour réfléchir aux moyens d’entretenir cette route après sa réhabilitation. Les principaux utilisateurs devraient ainsi être les payeurs et responsables de l’entretien de la route, pour en éviter une utilisation abusive et une nouvelle dégradation.
 
  
De gauche à droite: départ en moto vers Kéla; Discussion avec le chef de village; visite des ports privés de Kéla
 
L’aboutissement de ce projet encore embryonnaire prendra sans doute de nombreux mois, si bien sûr nous trouvons les financements !
 

Emissions de radio sur le thème de la nutrition
Pour suivre la ligne convenue avec notre évêque en termes de formation, nous réfléchissons actuellement à un projet de formation-information sur la nutrition. Nous nous sommes naturellement portés sur ce domaine suite à de nombreuses conversations au cours desquelles revenait toujours le même constat : le taux de malnutrition à Lodja est anormalement élevé alors que tout pousse et que vitamines et protéines sont à portée de main. La nourriture est là, il ne manque à la population que l’information sur les bases de la nutrition et sur la façon d’utiliser les aliments qu’ils ont à leur disposition.
 
Dans cette perspective, nous aimerions lancer prochainement un programme de plusieurs émissions de radio dont nous travaillons le contenu avec des experts de la FAO (Food and Agriculture Organization) des Nations Unies ou d’autres ONG actives dans ce domaine. Ces émissions, sous forme de tables rondes avec les spécialistes, seront animées par la Caritas-Tshumbe. Nous en sommes encore à la phase de conception des émissions.

 
Réunion mensuelle avec des experts en nutrition; Préparation des émissions avec un membre de PRONANUT (Programme National pour la Nutrition)
 

 

Contenu modifié le 01 avril 2010 à 10h42



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