Le 08 juillet 2010 à 20h40
... de mettre mon blog à jour.
Il faut dire que les deux mois écoulés (déjà !) depuis le dernier post ont été bien remplis. Et je ne sais pas encore comment je vais pouvoir tout raconter — en fait je pourrai pas — sans rien oublier. Bon, d'accord, ça n'excuse pas tout, et c'est vrai que j'ai manqué de courage pour me mettre à l'ouvrage (ouh ! c'est pas bien !). Déjà que le rapport de mission n'a pas été de tout repos... Bon, reprenons un peu depuis avril.
Boulot et ... boulot !
La reprise après les congés de Pâques a été solide, avec beaucoup d'heures de cours et donc beaucoup de préparation. Je n'ai pas vu passer le mois d'avril, mais en même temps je tenais bon en me disant que le mois de mai serait plus paisible. En réalité, ça n'a pas vraiment été le cas, puisque j'ai été affecté à d'autres cours.
Bien sûr, c'était aussi du fait de ma volonté : j'ai imaginé un cours de communication et expression — à l'oral comme à l'écrit — pour que les étudiants améliorent la qualité de leurs présentations orales (et des supports visuels les accompagnant) et documents écrits. Un peu de théorie pour savoir comment réaliser un document écrit ou une présentation orale de qualité, et pas mal de pratique avec des présentations orales et documents écrits réalisés par les étudiants. C'était intéressant parce que c'était une matière non-informatique (des étudiants se sont étonnés qu'un "programmeur" leur donne un cours de "français"). Le cours sera amélioré pour l'année prochaine, et il y aura une continuité en deuxième année, où on parlera plus spécifiquement de la communication en entreprise.
L'autre cours qui s'est ajouté était un cours d'assembleur — un langage de programmation — que j'ai donné dans un autre établissement que l'ESIS : l'Institut Facultaire Maria Malkia, tenu par des sœurs salésiennes. Évidemment, même si ça m'a donné pas mal de travail en plus, ça a été également très intéressant parce que c'était l'occasion de voir autre chose que l'ESIS. J'ai pu voir comment fonctionnait l'IFMM, comparer avec l'ESIS, et déduire ce qu'on pouvait garder pour s'améliorer. La photo qui suit est prise avec quelques élèves que j'ai eus à Maria Malkia.
Les examens...
Hé oui, ça me fait encore bizarre de ne pas stresser à l'approche des examens — peut-être aurais-je dû stresser à l'idée que mes étudiants puissent ne pas réussir — par contre ce n'est pas très drôle de corriger 200 et quelques copies, pour les G1.
Le potager, toujours
Mon potager a continué à pousser, tout a bien germé, mais les résultats n'ont pas tous été au rendez-vous : les cucurbitacées — concombres, cornichons, courges, etc. — ont souffert d'attaques d'insectes qui pondaient dans les fruits et d'oïdium — un champignon — ce qui a fait très mal aux récoltes. D'ailleurs, ma treille en bambou de 2,5 m de haut paraît un peu risible avec des pieds de courges qui ne montent que jusqu'à un mètre. En revanche, les haricots ont très bien donné, et les tomates annonces une belle récolte. Voici d'ailleurs une photo de ces pieds de tomates qui n'ont pas de mal à pousser, et dont je suis particulièrement fier car c'est la première fois que je sème mes graines de tomates.
Merci aussi à Marie — elle se reconnaîtra — pour les graines. Celles de basilic ont déjà germé, j'espère que la plante envahira mon jardin comme c'était le cas en Guinée, pour les capucines j'attends la saison des pluies et pour la mélisse ça ne va pas tarder.
Des lapins et des chiots
Je me suis encore un peu occupé des lapins, mais j'ai manqué de temps — comme pour ce blog : existe-t-il une relation de blog à lapin ? — surtout que sont aussi arrivés 7 chiots, quand Delta, la chienne de Frère Rémi, a mis bas en avril. L'un d'entre eux est malheureusement mort lors du sevrage, car ils ont tendance à aller fouiller dans la déchetterie et ils ne sont pas vraiment armés pour contrer les bactéries qui s'y trouvent. Parmi les autres, nous les avons donnés, sauf un. Comme nous sommes dans l'année F — à chaque année sa lettre pour commencer le nom des chiens, Delta est donc née il y a deux ans — et comme celui que nous avons gardé ressemble à une saucisse sur patte, je l'ai baptisé Francfort et le nom a été adopté par la communauté.
EDIT : puisqu'on me le demande, voici deux photos (pour le prix d'une !) de Francfort :
Finie la saison des pluies !
Je vous ai déjà parlé de la saison des pluies. C’est terminé : depuis la fin avril, il n’est plus tombé une seule goutte d’eau, et les prochaines pluies n’arriveront pas avant octobre. Avec la saison sèche, les nuits sont plus fraîches : le thermomètre descend jusqu’à 8°C (contre 15°C en saison des pluies), autant dire que la couverture s’impose, surtout que les bâtiments ne sont pas chauffés. Et le petit pull le matin ne se refuse pas ! Par contre, la journée est plutôt chaude : le soleil fait remonter la température aux alentours de 25°C, et le pull peut alors tomber.
Qui dit saison sèche dit aussi beaucoup de poussière, rouge de préférence, qu'on retrouve partout. Il y a beaucoup de pistes non asphaltées, et sur ces voies la voiture soulève un gros nuage de poussière. Autant dire que les manguiers qui bordent les pistes ont changé de couleur. À propos de végétation, je suis obligé d’arroser mon potager à l’arrosoir. Je vais apprécier le retour de la pluie ! Par contre, il y a un avantage indéniable à cette saison : on peut planifier des sorties ou un barbecue deux mois à l’avance tout en étant sûr que la météo ne gênera pas le programme.
Les Chutes de Kiubo
Nous avons aussi fait une sortie lors du week end de l'Ascension pour aller à la découverte des Chutes de Kiubo, au confluent de la Lufira et d'un de ses affluents. Mais pour ne pas surcharger cet article, et pour le publier au plus vite, j'en ferai un autre dès que j'aurai le temps, avec plein de photos. Sachez juste que c'était super, même si ça aurait pu durer plus longtemps !
Pour finir...
Vous avez remarqué ? Ça fait maintenant plus de 6 mois que je suis arrivé à Lubumbashi. Hé oui, mon arrivée se faisait fin novembre, au début de la saison des pluies. Et plus 10 mois que je me suis envolé de France vers la Guinée. Au passage, la Guinée a organisé le tout premier scrutin libre de son histoire pour élire son président, le 27 juin dernier. Espérons que ce processus vers la démocratie, qui a coûté la vie à beaucoup de Guinéens — on se souvient de ce qui s'est passé le 28 septembre 2009 et a justifié que je change de cap —, se conduise au mieux et fasse entrer la Guinée dans une nouvelle ère.